Aérobie vs Anaérobie

sprint

 

L’énergie nécessaire à une activité sportive est produite par trois sources distinctes.

Deux sources sont anaérobies (elles n’utilisent pas d’oxygène) contrairement à la troisième qui est aérobie (c’est la plus importante).

Chaque source est caractérisée par une capacité (quantité totale d’énergie potentielle) et une puissance (quantité d’énergie délivrable par unité de temps). Par comparaison avec un réservoir muni d’un robinet, la capacité correspond au volume du réservoir et la puissance au débit du robinet.

Bien que fonctionnant en parallèle, ces sources possèdent des durées de fonctionnement spécifiques qui les prédisposent à trois types d’efforts différents.

Les allures d’endurance se font en « aérobie », c’est-à-dire que l’énergie utilisée par les muscles au court de l’effort est essentiellement fournie par l’oxydation des sucres et des lipides disponibles. Dans ce cas, on respire vite mais on n’est pas essoufflé : l’effort peut durer longtemps car ce métabolisme est rentable au plan énergétique.

Pour définir plus précisément l’endurance, et même la chiffrer, on peut donc se servir de la VO2max, qui est le débit maximum possible d’oxygène consommé lors d’un effort (mesuré pour une personne donnée).

C’est un peu comme pour une automobile. La consommation d’essence est variable en fonction de l’effort fourni par le moteur, mais la cylindrée de la voiture est une valeur fixe qui met un seuil à l’effort maximum qui pourra être fourni par le moteur.

 

– Endurance fondamentale, endurance active.

Si on prend comme exemple l’entraînement des coureurs à pied, on peut distinguer deux catégories d’endurance.

– L’endurance fondamentale est l’endurance tout court, qui permet par exemple de maintenir un rythme de croisière lors d’un footing tranquille. C’est surtout l’allure des débutants, mais c’est aussi une allure de récupération pour les sportifs confirmés. Le travail musculaire se fait principalement en aérobie, à environ 70-75 % de la Puissance Maximale Aérobie (puissance de l’exercice à VO2 max).

– L’endurance active est un seuil au-dessus. Elle est en général maintenue quelques minutes mais peut être prolongée par l’entraînement et correspond à environ 80-85% de Puissance Maximale Aérobie. Quant arrive un essoufflement, c’est que l’on est plus dans le cadre de l’endurance. On est alors en filière anaérobie.

– L’explosivité

Un entraînement dit « anaérobie », représente des exercices répétés relativement intenses (type sprint plus ou moins long), réalisés dans le but de préparer l’organisme à mieux tolérer un effort proche du maximum.

Grâce à l’entraînement anaérobie, on peut augmenter l’activité enzymatique impliquée dans la filière énergétique rapide, ne nécessitant pas la présence de l’oxygène. Les sprinteurs sont de ce fait en apnée. De la même façon, on améliore le pouvoir tampon du muscle (mécanisme permettant de supporter de plus fortes concentrations en protons H+ amenées par l’acide lactique). Par ailleurs, ce type d’entraînement permet de réduire le coût énergétique d’un geste sportif, tout en améliorant son efficacité.

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