Intolérant au gluten? et si le problème venait d’ailleurs?

gluten

Selon une récente étude, seulement un tiers des personnes qui pense souffrir de sensibilité au gluten non-cœliaque, éprouvent des symptômes vraiment associés au gluten.

 

 

Des chercheurs italiens de l’université de Brescia et du Spedali Civili ont réalisé une étude sur 35 participants pour examiner la sensibilité au gluten de personnes diagnostiquées intolérante au gluten non-cœliaque. Tous les participants suivaient un régime sans gluten pendant les six mois précédant l’expérimentation.

Les chercheurs ont utilisé deux types de farine pour l’expérimentation, une qui contenait du gluten et une autre sans gluten. Les participants ont reçu deux sachets marqués « A » et « B », qui contenait tous les deux 10g de farine.

Pour la première partie de l’étude, les participants ont reçu un sachet qu’ils ont dû saupoudrer sur leurs pâtes ou leur potage une fois par jour pour 10 jours consécutifs. Puis, ils ont fait une pause de deux semaines, où ils ont repris leur régime normal sans gluten.

Pour la deuxième partie de l’étude, les participants ont utilisé l’autre sachet de farine, en répétant l’expérimentation. Pendant les deux expérimentations, les participants devait lister leurs symptômes de douleur, d’indigestion, de diarrhée et de constipation, en utilisant un baromètre pour les classer (1 signifiant aucun effet négatif, 7 signifiant des effets négatifs sévères).

A la fin de l’expérimentation, les participants ont dû exprimer selon eux quel sachet contenait la farine avec du gluten. Si leurs symptômes étaient bien en lien avec le type de farine qu’ils consommaient, les participants étaient classés dans le groupe des intolérants au gluten. Mais d’après les chercheurs, deux tiers des participants n’ont pas pu identifier correctement la farine contenant du gluten. A peu près une moitié des participants ont pensé que la farine sans gluten contenait du gluten.

Les auteurs émettent donc l’hypothèse que ces participants pourraient être sensibles à un autre ingrédient dans la farine, autre que le gluten.
 

 
« Ces découvertes suggèrent que les symptômes qu’ils [les participants] éprouvent en consommant des aliments contenant du gluten dans la vie quotidienne sont liés à une anticipation psychologique d’intolérance », constatent les auteurs de l’étude. En pensant qu’il y a du gluten, et dans un contexte anxiogène autour du gluten, les gens peuvent développer une réaction d’intolérance, même si en réalité le plat est sans gluten.

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