Le manque de sommeil augmente les risques d’obésité

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Une nouvelle enquête établit un lien entre le manque de sommeil et le risque d’obésité. Cette privation de sommeil perturberait en effet le système hormonal et encouragerait les écarts alimentaires.

On ne le répètera jamais assez : le sommeil, c’est bon pour la santé. Une récente enquête menée par INSV/MGEN « Sommeil et nutrition » dans le cadre de Nutri-NetSanté confirme les liens forts entre troubles du sommeil et problèmes de nutrition. Le risque d’obésité augmente chez les petits dormeurs (34% pour les femmes et 50% pour les hommes). Cette étude montre également que le risque d’insomnie chez les femmes obèses est 43% plus élevé que chez les femmes non obèses. Le risque d’hypersomnolence sévère est lui aussi plus élevé chez les personnes obèses par rapport aux personnes ayant un poids normal.

Pour parvenir à ces conclusions, les auteurs de cette enquête ont analysé le mode de vie et les habitudes de 49.086 Nutrinautes français. Ils se sont aperçus qu’un tiers d’entre eux dormait moins de 6 heures, en particulier parmi 61,2% des actifs. Pour le Pr Damien Léger, président de l’INSV « dormir moins de 6h24, c’est s’exposer à un risque d’obésité, de maladies cardiovasculaires, d’accident, de dépression. Or, plus de 30% des jeunes adultes dorment moins de 6 heures et dans cette enquête, 61,2% des Nutrinautes actifs… c’est considérable ».

Analyser son rythme de sommeil et adapter son mode de vie

Cette privation de sommeil perturberait le système hormonal des petits dormeurs. Elle encouragerait des écarts alimentaires propices au grignotage, à la prise d’aliments sucrés et d’excitants. Un cercle vicieux qui augmenterait le risque d’obésité et de diabète de type 2. « Nombre d’hormones suivent des rythmes circadiens et sont sécrétées pendant la nuit, ou davantage la nuit que le jour », explique le Pr Léger. « Une diminution du temps de sommeil vient tout naturellement bouleverser le tempo physiologique des hormones impliquées à la fois dans la régulation du sommeil et dans le métabolisme énergétique ».

Pour les auteurs « la fatigue accumulée et les variations alimentaires s’accompagnent d’une tendance à réduire son activité physique, qui elle même diminue le métabolisme et augmente le stockage des calories absorbées ».

Pour remédier à ce cercle vicieux les experts recommandent d’identifier son besoin de sommeil et d’adapter son mode de vie en conséquence.

Enquête INSV/MGEN « Sommeil et nutrition », dans le cadre de NutriNet-Santé, menée auprès de 49.086 Nutrinautes, 37.846 femmes et 11.240 hommes, de janvier à juin 2014.

sources: LCI/TF1

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