Matières grasses, pourquoi on en mange toujours plus?

cornet de frite

Les matières grasses sont devenues un composant essentiel de la nourriture industrielles, donnant une texture plus ferme aux aliments, intensifiant les couleurs, et masquant tout en renforçant simultanément le goût des aliments. Cerise sur le gateau, elles ne coûtent presque rien.
Mais les matières grasses sont de sacrées sournoises, bien plus que le sucre et le sel, car elles ont un goût plus diffus. Notre notre corps est capable d’envoyer un signal de « trop plein » pour le sucre et le sel, mais il serait impuissant contre gras. Plus on mange gras, plus on a faim et plus les signaux cérébraux de la satiété sont déréglés.

« Nous avons toujours été frappés de voir combien les animaux, et même les personnes, pouvaient surconsommer des aliments savoureux très gras, même s’ils étaient techniquement repus », explique le co-auteur Dr Aurelio Galli de l’université de Vanderbilt aux États-Unis.

Les chercheurs de l’Université de Vanderbilt ont procédé à un test en laboratoire sur des souris pour comprendre ce phénomène. Ils ont analysé les signaux de satiété dans le cerveau (provenant de l’insuline), en sachant qu’une résistance aux signaux d’insuline peut mener à l’obésité. Leurs observation: les matières grasses dérèglent les signaux cérébraux de la satiété, entrainant un cercle vicieux. Plus les animaux mangent de matières grasses, plus ils se nourrissent sans faim et plus ils se dirigent vers des aliments gras.

« Nos résultats révèlent un système qui vise à contrôler la consommation d’aliments satisfaisants riches en graisses et sans doute en sucres », explique le Dr Galli. « Ce système peut être détourné par les mêmes aliments qu’il vise à contrôler et ces troubles favorisent l’obésité ».

L’obésité un vrai problème de santé publique

L’organisation mondiale de la santé, dans un rapport de 2010, a estimé que le surpoids et l’obésité sont à l’origine de 3,4 millions de décès et serai en partie responsable de la diminution de l’espérance de vie.

Dans ce rapport, l’OMS indique que les Européens deviennent de plus en plus gros : 27% des adolescents de 13 ans et 33% des enfants de onze ans sont en surpoids.

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