Pourquoi les femmes s’essoufflent plus vite?

essouffle joggeur

Une étude publiée dans Experimental Physiology établie une raison pour laquelle les sportives s’essoufflent plus rapidement que les hommes.
Sans aucune misogynie il est un fait que les femmes manquent plus rapidement de souffle que des hommes du même âge, lorsqu’elles pratiquent une activité physique, que ce soit par en montant des escaliers ou en courant sur une longue distance. On retrouve ça chez les jeunes adultes en bonne santé comme chez les plus âgés, tout comme chez les patients souffrant de maladie cardiovasculaire ou de maladie respiratoire chronique.

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Principal Investigator – Dennis Jensen, Ph.D.

 

Le Dr Dennis Jensen, auteur de l’étude:

« Notre étude a montré que les différences de souffle qui existe entre les sexes et qui sont associées à de l’exercice physique pouvaient, s’expliquer par une plus grande activation électrique des muscles respiratoires, plus précisément du diaphragme, nécessaire pour accomplir toute ventilation pendant l’exercice chez les jeunes femmes en bonne santé par rapport aux hommes. Nos résultats indiquent qu’il y a une plus grande activation électrique des muscles de la respiration pendant l’exercice physique chez les femmes, activation nécessaire pour compenser leurs poumons, voies respiratoires et muscles respiratoires biologiquement plus petits« .  

Le protocole:

« 50 hommes et femmes en bonne santé et non fumeurs, âgés de 20 à 40 ans, ont réalisé un test d’exercice physique sur un vélo d’interieur. Pendant ce test physique, nous avons enregistré les activités cardiovasculaires, métaboliques et ventilatoires des participants, provoquées par l’exercice, en utilisant un équipement informatisé.

À intervalles réguliers pendant l’exercice physique, les participants ont évalué leur état d’essoufflement sur une échelle de 1 à 10. En utilisant un cathéter électronique placé dans l’œsophage des participants, nous avons aussi enregistré l’électromyogramme du diaphragme (un indice de l’impulsion qui commence vraisemblablement dans le système nerveux central) pendant l’exercice. Ces mesures ont ensuite été analysées et comparées entre les hommes et les femmes.

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Il faudra bien entendu d’autres études afin de confirmer et élargir ces résultats, notamment sur d’autres groupes d’hommes et femmes, comme par exemple sur des individus en surcharge pondérale ou obèses. »

Références :

Physiological mechanisms of sex differences in exertional dyspnea : role of neural respiratory motor drive. Michele Schaeffer, Cassandra Mendonca, Marc LeVangie, Ross Andersen, Tanja Taivassalo, Dennis Jensen, Experimental Physiology.

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